jeudi 31 octobre 2013

Ecrire c'est résister !

Une Newsletter d'Angle Art-contemporain...

En contiguité avec l'exposition Flavien, comme médiation externe, des ateliers d'écriture conduits dans la galerie  par une autre association de  Saint-Paul-Trois-Châteaux, Regarde-venir,  qui propose donc cercle de lecture à partir de la Bibliothèque d'art contemporain d'Angle  et ateliers  d'écriture en résonance avec l'oeuvre exposée.

Une démarche difficile et intéressante....

Et un article dans le blog de cette association dont le titre, on ne peut plus séduisant, fait réfléchir : Ecrire c'est résister . Une des raisons parait essentielle : le  travail et re-travail de l'écriture ... Le "je biffe et me rebiffe " de Jean-Pascal Dubost dans "Langueyer", d'ailleurs  cette association  fait un lien sur le site de la BNF et ses images de manuscrits raturés d'auteurs...

De l'écriture aux autres domaines de la création, l'importance du travail et re-travail indispensables à la création... L'éloge de la rature fait par Jean-Pascal !

De Flavien au travail du texte, de plus, une démarche scolaire incontournable...
Travail des textes questionnés et mis en scène  par Flavien ? ce serait intéressant... D'autres textes dont on aurait aimé cette mise en boite ambiguë ? Ou d'autres propositions ?

Il y a aussi l'emballage du texte ou du moins sa mise en boite comme Christo emballe les ponts ou autres arbres ou Reichstag comme on protège ou enferme les monuments en cours de restauration ? ...

Et comment le texte résiste à la mise en boîte...

Pourtant on a déjà vu des textes-sardines...

"Trois sardines sur un banc" de M.Escoffier et K. Di Giacomo (Ateliers du poisson soluble

Mais là il serait intéressant d'analyser texte par texte, dans les cadres-boites de Flavien, comme dans d'autres de ses oeuvres  ces mises en lumière qui incisent les bords des choix...

La force de la sobriété et des limites affirmées qui jettent l'ombre sur un contexte occulté...ou même comme coupé.

C'est sa sobriété et ses non-dits qui font la force de l'art conceptuel (1)... comme de certaines images de Pablo Garcia, comme aussi ces évanescences sur murs des camps du même Pablo Garcia ou de Jeanne Gailhoustet dans ces transpositions et interrogations des traces des têtes des condamnés à mort dans les cellules de Frontevault (2)

Par contre, la qualité du travail demande du temps, beaucoup de temps, qu'on en montre ou occulte les étapes...Et quand on passe de la complexité de l'écriture textuelle - même mâtinée de logographique -cf Jean-Pascal Dubost, à la démultiplication et la structuration des complexités de l'écriture numérique...


Jean-Pascal Dubost, poète, in Rêverie au travail 


Une activité de médiation intéressante et pédagogique, comme  mise en appétit... Et s'il y a projection nocturne des textes écrits sur la façade d'Angle, un album imprimé ou non des photos de ces projections  serait intéressant...

Qu'en dira Jean-Pascal Flavien, et quelle nouvelle avancée ou voie dans l'interrogation de la projection des ombres ?

Une initiative intéressante d'Angle-art contemporain...

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1. comme de traits de Miro, Picasso ou d'autres. N'est-ce pas Picasso qui avait passé 24h devant une toile avant de pouvoir y tracer le trait qu'il  cherchait ? Ou Miro qui s'est autorisé les seules coulures de sa vie - dirigées- pour dire son indignation devant l'exécution par le franquisme de Puig Antich et de ses compagnons, garottés... On pourrait aussi évoquer les concrétistes brésiliens, DADA...
2. cf exposition au centre d'Art Contemporain des  Roches il y a quelques années...




Fantazio - où s'enchâssent poésie et musique

et "danse crue".

Plus qu'un spectacle à la salle Louis Nodon ce 18 octobre, le partage d'un extraordinaire moment de recherche et création...

Sur fond dense de références aux poètes lettristes (1)et pour le disk-jockey, aux  poètes sonores, et, vraisemblablement, à Henri Chopin  (1)....








Des temps d'improvisation collective, rappelant les plus grands moments du jazz - improvisation  musicale mais aussi gestuelle - des jets d'objets - autres que la terre de Barcelo et Nadj.

Un texte fort et un contenu où parlent diverses  résistances.

On pourrait encore évoquer l'accouplement d'une sorte de dadaisme et d'un numérique, omniprésent,  notamment dans les créations du disk-jockey... Où le numérique irrigue la création et est irrigué par elle. Des écritures  numériques








De grands musiciens, ou artistes, outre Fantazio, le guitariste...

5000 ans de danse crue... et un peu plus...

Et un choix de l'authenticité et non du "spectacle" qu'apprécierait Debord et qu'ont apprécié les participants...

Décidément une qualité de la programmation de la salle Louis Nodon qui, si elle se confirme après ces deux spectacles, constituerait un apport exceptionnel pour ce plateau,  complémentaire d'autres réalisations associatives de qualité, dont celles d'Ecran Village...




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1. Poètes lettristes et poète sonore présentés au Vernat, à Saint-Apollinaire-de-Rias en juin 2012 par Frédéric Acquaviva, musicien contemporain et curator des expositions des lettristes et poètes sonores un peu partout dans le monde
















dimanche 22 septembre 2013

Mozart, Rachmaninoff et Weill

comme suintant d'Europe en tragique guirlande (1) si n'était ce final ouvrant l'espoir...


Cherchant quelle était cette chanson de Kurt Weill vraisemblablement connue en 1ères pièces de Brecht présentées au théâtre des Nations, bien plus tard,  au début des années 60. Pas " l'Opéra d'4 sous", pas "la chanson de Mackie le Surineur", pas "la fiancée du pirate"... Mais on est dans ce registre tant apprécié.... 

Chris Hayward nous dira que le texte  n'est pas adapté au jeune public... Mais qu'importe, il n'est pas écrit ni traduit  et son contenu ne peut être imaginé que par ceux qui l'ont connu et, qui, de guerre en guerres,  en ont vu bien d'autres...

Texte d'avant la fossilisation du Berliner. "Mahagonny" ? "Dans la jungle des villes"?
A voir,  en jungle d'Europe,  où s'entrechokent peuples et langues et pire.

Pas "Petrouchka" ce soir, pas non plus le "Sacre du printemps",  même dansé par Pina Bausch en Wuppertal...
.
L'incompréhensibilité de ce langage précipité renvoie à bien pire.
Un pire que désignent l'oubli de Rachmaninoff et l'âpreté expressioniste  de Kurt Weill.

Et cette langue de l'incompréhension - de l'incompréhension pouvant peut-être se surmonter par les arts et la danse.
Le mime et un comique grinçant en tendre dérision pour tous.

Une création qui, parlant vrai de ce monde inquiétant qu'elle distancie, a séduit le public des plus au moins jeunes.


Quand on offre la qualité aux gens, ils se ne s'y trompent, se sentant respectés ; et s'interrogent...

Et là il se sent d'évidence combien l'art est moyen de connaissance - ce qui ne l'empêche pas d'être aussi pourvoyeur de créativité, de plaisir et convivialité - pour tous âges...



Bref en cherchant à identifier une chanson aimée de Kurt Weil, une interpellation :

"- C'est vous la dame qui écrivait ?/
- ? Bin dans sites et blogs, j'fais des articles...(2)
-  Oui, j'ai donné un spectacle ici, vous m'aviez interwievé.
- Et ce que j'ai écrit vous convenait ?
- Oh oui !" (3)


L'auteur de cette interpellation se présente "Alain Reynaud"(4)
L'article retrouvé en page  Bibliothèque/Apports  du site, "Voyage sur place"
"Théâtre des Ateliers d’Aix-en-Provence, Compagnie Les Nouveaux Nez de Bourg Saint Andéol. Texte et interprétation Alain Reynaud. Adaptation, mise en scène et interprétation Alain Simon.
Voyage en souvenir avec des mots datés et localisés qui transpirent l’essentiel d’une époque et d’un lieu précis. Une localisation et une datation qui, dans leur précision et leur authenticité, atteignent l’universel et où les non-dits évoqués témoignent aussi."

Alain Reynaud était auteur du texte et interprète. (Au fait, y a-t-il eu publication ?) 
Aujourd'hui, il est metteur en scène. Travaille avec toute une équipe pour cette co-production Compagnie Adroite Gauche/Théâtre Gérard Philipe de Champigny-sur-Marne.
Trois acteurs/artistes : Isabelle Quinette, danseuse, Nathalie Cornevin, harpiste, Chris Hayward, flûtiste.
Résidence "La Cascade", Bourg-Saint-Andéol




Montée de danseuse qui renvoie à la possible sortie d'impasse de ces peuples ,?


Décidément où passe Alain  Reynaud le langage s'interroge, se date et se localise pour mieux s'universaliser... 
Ici ce langage rapide, incompréhensible, semblant venir d'Europe de l'Est ou du centre, brouillé, bousculé, souffrant mais se frayant peu à peu une voix ou voie par la danse, la jeunesse, la détermination... Et puis il y a d'autres langages du corps, de la gestuelle et musicaux. Extraordinaires performances d'artistes ! 

Musicaux certes avec les excellents artistes que sont Nathalie Cornevin et Chris Hayward - jouant, mais détournant les usages... Quand la flûte devient bâton, index ou sarbacane... d'autres langages s'inventent comme outils de communication oscillant entre clandestinité et universalité...Inventivité pour déconstruction/reconstruction d'une identité ouverte,  valorisant le positif des diverses cultures et s'enrichissant de nouveaux métissages comme de ce mélange des divers langages que le numérique peut rendre accessibles à tous ?  Pour peu que tous interviennent...

Et ces bruits de corps, bruits de corps sculptés, travaillés...De plus en plus parlants. Un immense travail de Chris Hayward.  Interrogeant une animalité en l'homme qui varie avec les circonstances, et, notamment, la nature des relations humaines...



Où on retrouve aussi la problématique de la Biennale d'Art Contemporain de Lyon, la transmission - y compris, par le Net, pour les artistes du monde - d'une esthétique de la création à une esthétique de la réception. 



Narration polysémique, dense, ouverte,  enrichissant le public dans toutes ses composantes et initiant une réflexion qui, vu les ingédients offerts à tous, devrait se poursuivre dans la durée.




Félicitations et remerciements pour leur exigence de qualité, à Jean-Luc Gerhardt et aux équipes intercommunale et technique sans lesquelles rien ne serait... Un travail pour les jeunes dont il faudrait suivre au fil des ans les incidences sur les apprentissages scolaires et poursuites d'études. Un facteur de mobilité sociale...






J.C.
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1. Cf Gödel, Escher, Bach : Les Brins d'une Guirlande Éternelle (1979)
2. Le reste étant d'une autre vie, liée au professionnel ou au militantisme pédagogique... Avec des passerelles comme ce stage national "Arts et poésie à l'école" organisé à Vénéjan, en Centre aéré de Bagnols-sur-Cèze, fin des années 90.
Où Jean-Pierre Siméon nous déclarait "La poésie, c'est comme des lunettes pour voir le monde"...
La poésie oui, ne peut-on élargir à l'art ?
3. Un retour qui fait plaisir, sûr.
On aimerait en avoir plus souvent en commentaires de blogs, même critiques...
Le débat fait toujours avancer...




dimanche 1 septembre 2013

L'île des faisans de Didier Tallagrand. Nouvelles approches...


Approche comme ça... A l'état brut... En suivant un chemin, en sachant qu'on ne trouvera rien...

Les filles ont balisé le chemin pour que Joan, s'il peut venir,  nous retrouve...



Et c'est d'une évidente logique,




De la modélisation à la conjonction et l'implication.
Beautés  de l'axiomatique... que souligne Lautréamont
dans son "éloge des mathématiques" : 
"Vous me donnâtes la logique, qui est comme l’âme elle-même de vos enseignements, pleins de sagesse, avec ses syllogismes, dont le labyrinthe compliqué n’en est que plus compréhensible, mon intelligence sentit s’accroître du double ses forces audacieuses. "

Ou
Zénon, cruel Zénon, Zénon d'Elée...
du nom d'un bateau-poème  - l'Eléate bien sûr !
Comme flèche au ras de l'eau d'un jour sans vent...
Achille juché sur tour Richelieu rouge comme robe de...
et devinant ces cimetières marins...
Lautréamont/Mallarmé/Valéry...
Kafka.
tels cadavre invasif d'Ionesco ou  Beckett en rue de la Huchette

Ou, ici,  la justification formelle "pour de rire"(1), ou mettre du jeu, mêlant, sans rigueur aucune, implication et appartenance, pour retomber, grâce à Gödel et son théorème de l'incomplétude, élaboré et utilisé dans l'unique champ de mathématiques avancées, sur ses  pieds, ceux  d'une évidence : "L'île des faisans" de Tallagrand, se refusant à toute cartographie et temporalisation  est et n'est pas,  "île des faisans"...  

L'oeuvre d'art, la création,  nécessairement en rupture  avec l'existant. Comme insularité complexe et compliquée, que les rives et digues, au lieu de protéger comme il se doit,  là, au contraire, auraient à contenir comme pour empêcher la liquéfaction et la disparition de l'île ou l'envahissement par l'île......

Et la question qui taraude de la force inexpliquée de cette planche d'images de "L'Ile des faisans"...

Un premier élément suite à des échanges avec Eliane sur d'insolites bâtiments dont des tags révèlent l'obsolescence. Ce à quoi Tallagrand répond que ces vieux bâtiments lui parlent.  Autre réponse ensuite d'un abrupt disproportionné à la question d'Eliane sur l'expression "archéologie industrielle"

Sauf ces bâtiments sur le chemin - une lumière, et, à Angle, une petite mais dense publication où se découvrent modestement une ou deux images inconnues venues des obscures profondeurs de la Bidassoa...






Toujours ne montrer que la partie émergée de l'iceberg.


Faire parler des mains dont l'appareil n'a pas capté le son ?
  
Dire l'immergé sans le dire...Sculpter l'absence du son...

Un grand pas dans l'appréhension de cette image dont la puissance métaphorique reste insaisissable...
La métaphore et la métonymie non applicables à l'image ?  Voir celles de l'"apaisement" ou de planches ressemblant à celles utilisées dans certains tests projectifs  comme le Rorschach





Suites d'une riche sortie...







Pique-nique champêtre en cadre agréable et décontracté, et puis traversée d'un centre ville/village accueillant et découverte de la galerie Angle-Art contemporain... 


Accueil  par   Stéphanie Lehu, chargée de mission - Bac+5 obligé... 
Une jeune femme rencontrée lors d'une journée bi-départementale sur la médiation à Montélimar, à laquelle nous participions avec Robert Combe


Salles, étages, escalier, bibliothèque, très pédagogique et intéressante... Cadre agréable... Et le plaisir d'être guidé par les explications, la connaissance des oeuvres et de l'histoire de l'art de Didier Tallagrand.



Passage de l'Ile des faisans à Angle-Art contemporain...



Non sans difficultés...




Île des faisans qu'on ne quitte si facilement




Pourtant une découverte en Bibliothèque...



Echanges, photos, retours sur certaines oeuvres comme un très bel Ubac...Intérêt pour les jeunes de la lanterne magique dont le fonctionnement est expliqué... Invasion de la galerie par un groupe relativement nombreux.... Il en passe de tous les côtés et ça questionne, et ça regarde et prend la Doc et apprécie la Bibliothèque...


Beaucoup d'oeuvres et des belles. Des oeuvres majeures d'artistes peu connus, Des oeuvres plus classiques d'artistes très connus... Un magnifique Ernest Pignon-Ernest, des Fromanger.... Bram Van Velde... Beaucoup d'oeuvres où le visuel entrelace image et texte - un Butor notamment et les Parant.

Un accrochage bien conçu dont la planification a dû demander un  temps certain ...

Il vous reste jusqu'au 15 septembre pour aller voir l'exposition à Saint-Paul Trois Châteaux - mercredi, jeudi, vendredi de 15 à 19h.




Et toujours l'île aux faisans et la prégnance inexpliquée d'une image,  incomplètement justifiée par la seule archéologie industrielle...



Celle-ci


Retour sur  Jorge Luis Borges, "L'art de la poésie".
Philosophie et poésie.  Réflexions sur modèles de métaphores... dont dans les "laissés de côté",  "le temps et les fleuves".  Et là, l'insight,  et une nouvelle validation pour les amis de la fac d'Aix et leurs recherches sur la re-mémoration.  Temps oui, fleuve non, OCEAN!

Archéologie industrielle ? Sans doute ! Mais plus précisément et plus profondément, vestiges industriels et maritimes de la guerre ; ces grands bateaux échoués sur la p(l)age de Sablanceaux dans l'ile de Ré où certains pêchaient à marée basse, que d'autres exploraient à marée montante, d'un pont à l'autre, d'une cale à l'autre, sans masque ni lunettes de plongée... Ce vert-jaune glauque  c'est ce qu'on voyait quand un rayon de soleil perçait la profondeur de l'eau où on cherchait  à "visiter" ou retrouver la sortie de ces énormes épaves  au ventre compartimenté. Des épaves qui n'ont été enlevées que bien des années ou décennies après, regrettées par les habitués, occasionnels ou non...(2)

Polysémie et force d'une oeuvre qui parle et fait chercher l'origine de l'écho, au tréfond de l'enfance ou, là, de la pré-adolescence.. Qualité exceptionnelle d'une oeuvre,  lisible dans cette. puissance métaphorique  que chacun ne peut décrypter  qu'à partir de son expérience et de ses lectures...

Ou plutôt de ses expériences, lectures, de sa culture cinématographique...

Nous reviendrons sur la mutiplicité des lectures que suscite cet étrange visuel où l'image n'illustre le texte, où le texte, succint,  n'explicite l'image...  Mais où ils ouvrent, brouillent les pistes, suscitant de l'intérieur de cette oeuvre différente de l'habituel livre d'artiste - inédite, composite et complexe -prolongements, transpositions et réflexions... Une esthétique de la réception non pas accessoire mais interne à l'oeuvre, comme  dans ce jeu de cartes réalisé d'ici. 

Des entrelacs de lectures alphabétiques, logographiques et visuelles, linéaires ou métaphoriques, logiques, historiques, érotiques, poétiques, esthétiques, psychanalytiques, sociales, éthiques, militantes, comme fils en réseaux qui se tirent ou se tissent...

Une lecture jungienne, une approche d'archétypes, certes, mais d'autres lectures sont possibles...

Un exemple  ? De "de nager sous l'eau en bateau échoué"  aux origines de la vie au fond des océans... ou in-utéro... De là au statut de la femme, les avortements à la sonde  d'avant la pilule et l'IVG et les condamnations à mort qui s'en sont suivies en certains pays... Qui sans doute s'en suivent encore... Leurs conséquences aussi, sur le désir, la sexualité, féminine et masculine... 
Sans oublier les Magdalenes Sisters qu'ont fait connaître cinéma et théâtre (Une pièce très forte à Valence, à la fabrique, il y a quelques années...) 
... Et peut-être certaines pratiques, plus proches, en moulinages ? 

Des questions largement soulevées par les jeunes artistes exposés à la Biennale de Lyon,  avec, notamment, ce bateau du commerce triangulaire en église Saint-Just, peuplé de poupées Barbie. Parenté à questionner entre le traitement  fait aux esclaves et l'intériorisation par les jeunes enfants d'aujourd'hui, d'un modèle de corps humain désincarné et des rôles sociaux qui lui correspondent.



Le bateau d'esclaves de Barbie de Tom Sachs
 Ces siècles où on a vidé l'Afrique de ses forces vives, quand, dit l'artiste,
l'Amérique avait besoin de main-d'oeure.......


L'échange de "princesses" sur la Bidassoa, n'est-il, par delà les égards dûs à leur rang, du même ordre. ? Le femme-génitrice pouvant assurer la pérennité de la paix par les liens familiaux créés par une descendance, d'abord masculine, bien sûr... Où on n'est pas loin de l'étude des liens de parenté  structurant les sociétés dites "primitives" de la première moitié du 20ème siècle...


Bref, ce ne sont pas tant ces contenus que leur diversité, leur complexité, la géomètrie variable de leurs liens, qui posent ces oeuvres, comme visuel  en forme de livret ou de livret en forme de visuel. Dont le temps est banni  par le non-récit comme en "Vertigo" ou "la Jetée" de  Chris Marker...

Deux pistes à explorer à partir de là,  celle de la multiplicité de métanarrations possibles, frisant éventuellement l'idéologie,   et celle de cette polysémie à n dimensions (3) qui fait considérablement avancer, d'un coup, la représentation et la compréhension de la spécificité de l'écriture numérique, même livrée papier, par rapport à l'écriture alphabétique y compris poétique...

Une affaire à creuser, notamment à partir de "Que nuages !" (4), un autre  de ces hybrides...


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1. Evidemment, on ne peut sérieusement détourner un concept de son champ d'élaboration pour le faire fonctionner de manière scientifique dans un autre domaine. Cf la critique que fait Jacques Bouveresse du détournement effectué du théorème de Gödel par  Régis Debray, du champ des mathématiques à celui de la sociologie. Mais le détournement est tellement gros quand on passe du domaine scientifique au domaine artistique  qu'il fonctionne  plutôt en témoin de cette impossibilité, marqueur de la disconituité, de la rupture,  de l'hétérogénéité (mais aussi de la complémentarité) entre  ces deux domaines de connaissance er d'action... Un outil d'aide au  déclenchement de la sérendipité ? (Qui rejoint un peu - là aussi prendre toutes précautions utiles - ce qu'on appelait la "pensée divergente" avec toutes ses dérives - légitimes ou illégitimes...) Et puis un hommage à Escher...

2. A noter que sur la plage de la Grande Conche, à l'ouest de l'île, les blockauss sont toujours là, magnifiques, fantomatiques et brillants de mouillé, toujours sources d'émotion, quand vous sortez de l'eau sous la pluie fine d'un soir d'été... D'autres blockhauss n'ont-ils été lieux de jeux de l'enfance ? Question subsidiare : nettoyer - ou aseptiser -  le paysage ? Faut-il priver un peuple du mobilier de sa memoire ?  Et la transmission ? Quand une oeuvre d'art permettra-t-elle de faire son deuil de ces maisons éventrées de l'enfance, de ces culottes et autres vêtements ou objets dans les arbres de l'avenue Coligny à La Rochelle ou du front de mer à Royan, tellement bombardés.  D'où autre question subsidiaire  suscitée ainsi par une simple couleur et ces transparences de Tallagrand : quand en finira-t-on avec les bombardements et autres pratiques guerrières sur cette planète ? Et autres archaïsmes ? Voir l'humain, le social... Ne pas sousestimer les dimensions écologiques..."Quel héritage laissons-nous ? " Une question que semble poser "l'île des faisans" à une époque où les arrangements royaux tueurs de peintre, devraient avoir fait place aux nécessités d'une cohabitation chaleureuse et fructueuse de tous...

3. Cette extrapolation s'apparentant à la "métanarration" ? Ou à la métacognition ?  

4. Une autre des ces oeuvres hybrides réalisées par D.Tallagrand






samedi 31 août 2013

Une belle oeuvre. Appréhension sensorielle, questionnements et courts-circuits...



L'Ile des faisans ; oeuvre découverte par le biais d'une Newsletter reçue... comme au hasard...

Une oeuvre contemporaine très forte, en prise sur des questions qui taraudent la planète, et qui, d'emblée, brouillant les images, est apparue en phase avec nos interrogations sur le monde et donc sur l'art, la connaissance, l'action.

Une oeuvre distanciant au sens brechtien du terme, avec le song de la Bidassoa. Une oeuvre à l'origine de la rencontre avec Didier Tallagrand,
                                         son créateur,
                                                un créateur qui prend le temps avant de distiller ses créations...


Un lieu évoqué connu.

Avec le Rhône et les lônes, une végétation luxuriante, peuplée, habitée de castors, proche d'arbouses, de poires et de figues... Le Rhône et ses péniches, ses mariniers, le port de Saint-Etienne-des-Sorts,  ses légendes, son imaginaire - la Tarasque  et la foire de Beaucaire - sa vie passée dont témoigne la lecture par Alain Girard du plafond de la Maison des Chevaliers. Et les marques aussi sur les murs de Pont-Saint-Esprit, des niveaux datés  des inondations...


Marcoule, la moitié des enseignantes, en circonscription de Bagnols-sur-Cèze il y a vingt-cinq ans, étaient épouses d'ingénieurs ou techniciens travaillant à Marcoule, l'autre moitié, en bonne part, épouses de viticulteurs... Les recherches scientifiques & techniques - le SPI conception de robots pour travail en milieu contaminé - et la vitrification des déchets, le savoir-faire de ceux qui y travaillaient, les questionnements portant sur les rencontres-travaux  art abstrait du 20ème siècle & "photos-traces" du mouvement de particules élémentaires.  Et ces petits papiers bien connus interrogeant nuage venant de l'Est et pluies ocres arrivant du Sahara...Un temps prestigieux avec la perspective d'un recyclage résolvant pour longtemps et proprement  les besoins énergétiques de la planète ?

A une époque d'avant la séparation imposée du CEA et de la Cogema, de certain forage et de certains choix...

Et quand tout de même, le tableau de  Mendéléiev  finit de  se remplir, inexorablement... La preuve irréfutable de la puissance des mathématiques et de l'intelligence. (1)...


Donc, la complexité, et ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain...
Ni s'en laisser conter...
Mais augmenter vigilance...
Et exigences!

Ce pour la morale de l'histoire....
Mais la morale de l'histoire fait partie de l'histoire
Donc elle nous concerne.

D'ailleurs le justificatif pédagogique utilitaire
s'il en fallait un,
est évident...

Où brouiller les cartes permet de mieux apprendre à discrimer et à ne pas se laisser embrouillé... 
Course d'orientation pédagogique  en amas d'images ou en image...

Ou les vertus de la tautologie ? 



Superposition de planches photos issues de Google Images


La force de cette page vert-jaune de "l'île aux faisans" (2) de Tallagrand, où se profile sous un air/eau couleur de soufre volcanique, une archéologie industrielle qui porte sur du récent sinon de l'actuel  et semble poser des enjeux couleur d'origine ou de fin...

Et en même temps un certain optimisme sourd de ces pages-images, non tant par ces contrats où les échanges de femmes mettent fin à la guerre entre la France et l'Espagne, que par la puissance montrée de l'art comme activité humaine ouvrant - avant les sciences et les techniques (3) - puis avec elles, la voie  au développement des connaissances - ces connaissances indispensables, y compris à la nécessaire  intervention citoyenne.

Ceci  est évidemment interprétation personnelle n'engageant qu'une lecture d'une oeuvre en un lieu donné, à un moment donné, où jouent les perceptions sensorielles (4)...  Une interprétation que l'emploi suscité un moment in situ, en chemin poudreux, du terme "archéologie industrielle", a fait prendre comme mayonnaise.

Et puis îles, archipels du monde de Glissant dont nous avons parlé après visites d'expositions Barcelo en Avignon...
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Un travail qui, bien que très différent, nous renvoie à celui de  Loris Gréaud, découvert chez Yvon Lambert Paris...

Où l'animalité est abordée plus crûment que par simples masques, et contrôlée.

Par ailleurs, de part et d'autre, l'ambiguité de certaines obsolescences, comme lorsque dans le Gard tombent les pluies de sable, et qu'ailleurs, ces drônes mortifères s'activent, dont on sait aussi, qu'ils peuvent annihiler toute vie privée ; mais, par ailleurs, ces captations des fonds sonores par Gréaud, en fosses océanes  où se développe une vie inconnue... Ou l'ambivalente statufication conférant jeunesse éternelle aux belles princesses échangées en Bidassoa...

Deux oeuvres qui, au travers d'histoires on ne peut plus différentes, semblent poser des questions de même ordre en matière de la maîtrise des usages et évènements et donc de la conception de technologies émergentes  et de la responsabilité collective, tout au long de leur gestation, de leur emploi et de leur éventuel démantèlement...

Sous-jacente aussi à ces deux oeuvres  la question de la guerre et de la paix.. Le traité des Pyrénées en île des faisans de la Bidassoa qui mit fin à la guerre entre l'Espagne et la France, ou les drônes actuels pour contrôle de ? De quoi exactement ? 

Des oeuvres d'art contemporain qui ne répondent  pas à des questions autres qu'artistiques, mais qui, pointant la complexité,  ouvrent, comme toute démarche artistique, questionnements, voies à la réflexion et possibilités d'anticipation et d'action... 

Comme grains utiles en rouages des réseaux...

J.Cimaz

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1. Où des corps physiques ont été décrits, existence prouvée par le calcul, puis, des décennies plus tard, effectivement découverts grâce à des appareils d'observation performants
2. 4ème rang à partir du haut, 3ème image à partir de la gauche..
3.cf la présence de Vélazquez  lors de la signature du Traité des Pyrénées.
4.cf ces travaux des chercheurs d'Aix qui interrogeant les processus de re-mémoration ont montré que le contexte sensoriel - couleurs, odeurs, températures, ambiance... jouait un rôle fondamental dans la création des connaissances les plus abstraites.




dimanche 25 août 2013

C'est ce jeudi 29 août 2013 !

Quoi ?

Un voyage ? Une sortie associative ? Pas mal en général et apprécié !

Une double et étrange sortie à ériger  en point d'orgue d'une résidence ?


qui...

qui ?

qui... d'une certaine  façon, s'achève...






De nombreux et sages proverbes sur savoir finir...
Dont on ne partage pas nécessairement la sérieuse et pédante banalité...

La densité d'un projet n'engendre-t-elle toujours de nouveaux départs de feux de réflexion ?
La réflexion n'avance-t-elle par remises en cause successives et dépassements d'obstacles épistémologiques ?

D'une autre façon s'entame  alors une nouvelle vie de l'oeuvre.

                                                        Laquelle et comment ?

Celle de ses relectures ou réécritures... ou réinterprétations...  ou nouvelles mises en scène ?  Ou nouveaux usages comme ceux que confère dans son écriture - actuelle - à de nouveaux mots du Moyen Age,  Jean-Pascal Dubost, poète ?

Comme  lorsque revenant sur textes anciens - textes ou images ou sons ou partitions ou théorèmes ou sophismes ou inventions - comme  du zéro par al-Khwārizmī, ou, en certaines de ses fonctions seulement, par les auteurs de tablettes Incas...


Exemples ?  A trouver en histoire des sciences et histoire de l'art...

Et là ?

Cette Biennale 2013 -Lyon 2013

Où une habilitation des Rias nous fait entrer de plein pied - préparation de journées professionnelles oblige...
Ou curiosité pousse...

En quoi le passage d'une "esthétique de la création" à une "esthétique de la réception" oblige-t-il à reprendre pour différencier et préciser ce que nous avons englobé dans le concept de "médiation"?

Approfondissements mutuellement avantageux pour concepts en jeu...

Lisez les vidéos de Thierry  Raspail responsable de  la Biennale de Lyon, de Gunnar B. Kvaran, commissaire cette année, ou quelques autres, quelques autres et textes et images...

Et évocations comme celle de Cremaster, de Matthew Barnett, exposition vue deux fois, dont les documents ont disparu en 2005, et qui  pourtant, n'a jamais fini de poser des questions...

Et là,  l'histoire de l'appréhension du projet de Didier Tallagrand se réécrit avant même que celui-ci soit terminé,  a posteriori, en broussaille de plus en plus dense,  d'écritures diverses qui s'entrelacent, s'écartent, s'aventurent, se tressent ou s'éloignent en voies d'explorations divergentes.

Et ce n'est qu'un début...


Bref une sortie  pour partager,
et réfléchir...
Et conviviale...
Et quelques surprises ?


Le chemin se situe entre la borne et le Rhône...


Et avec la présence de Didier Tallagrand, un humanisme et une rigueur appréciés,

Où nous rejoindra un moment Joan Casals revenant du travail,  et marqué par une belle visite passée d'une île aux faisans au bateau passeur et autres oiseaux. d'eau en son centre,  et animaux divers.

Souvenirs de lônes ?

Ile aux faisans du bout de ce chemin des castors...

Ile aux faisans ?  Plutôt, "N° 1 bis chemin de l'île aux faisans", une oeuvre très forte de Didier Tallagrand dont les seules photos ou planche photos connues, découvertes par hasard sur un site, d'une densité où  la forme fait sens et polysémie, d'autant qu'y interfèrent d'étranges contrats où s'échangent comme monnaie, les femmes royales, entre Vélazquez  et Bidassoa.

Une sortie sur chemin déjà peuplé lors d'une autre sortie associative en interrogations d'eaux et reflets traversables comme miroir en moto, retournement d'Orphée, et narcissimes et autres histoires...

Chemin donc encore lesté d'autres imaginaires...

Pique-nique prévu...(Repas tirés du sac + quelques partages...)   Et possibilités d'autres lieux en cas d'intempéries ou fatigues diverses ou d'envie d'aller boire un café en Pont-Saint-Esprit...

Histoire d'artiste, histoire d'historien étrange, histoire des Rias, histoires de voisins ou riverains...

Trame hétérogène d'histoires à construire avant d'aller en Saint-Paul-Trois-Châteaux au siège encore inconnu d'Angle-Art contemporain, association à laquelle Les Rias viennent  pourtant  d'adhérer...

Sensibilité à une esthétique de la réception  entrevue en photo d'une salle d'exposition ? Et à la conviction de la rédaction de cette étrange "L'histoire d'un oeil/ Un signe de la main", présentation de la 3ème partie de la collection Freddy Denaës.

Esthétique de la réception, histoire d'un oeil de collectionneur ? 

A découvrir...

En venant y voir des "histoires" d’artistes, ni documentaires, ni récits.(1)

Des réalisations visuelles inédites,  
concrétions  denses, composites  et, même si elles  avaient  une durée, a-temporelles. 



Intérêt artistique intrinsèque et, de plus, pour nous,  apport irremplaçable à l’appréhension de la complexité des  écritures  numériques... 
Si vous avez des micros, pensez au captage des sons...



Des formes actuelles et émergentes de transmission ? (2) Contradictions fécondes entre l’immédiateté des échanges et le travail dans la durée d’une création artistique étayée par l’histoire de l’art... (3) (4)

Des analyses et interprétations qui donnent de nouveaux sens au projet de Didier Tallagrand (à suivre). De riches outils pour préparer la double visite du 29 au chemin de l’île aux faisans et à "l’histoire d’un oeil".


 Jacqueline Cimaz
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1. Où le parcours linéaire de la structure canonique du récit serait remplacé par des créations inédites détournant éventuellement diverses figures de réthorique ou autres signes ou compositions pour faire sens dans l'image ? (cf certaines créations de Christian Bonnefoi ou d'Ida Karskaïa...) (cf aussi le travail des concrétistes brésiliens, d'un Joan Brossa, de Tapiès, du premier groupe de Granollers et de l'art conceptuel)


2. "Transmission", le mot de cette Biennale - urbanisation de la planète et horizontalité des échanges planétaires, notamment entre artistes. 

3. Les Rias, habilitées, participeront aux journées professionnelles des 10 et 11 septembre à Lyon. Et organiseront  sans doute, ensuite,  plusieurs sorties collectives à la Biennale.

4. cf  l’arbre renversé, un bel envoi de Régine Raphoz, ou son écriture plastique de la mémoire d’un tragique incendie, d'Athanor..



samedi 17 août 2013

De la part de Angle-art contemporain, renseignements sur l'expo du 29



Raoul
UBAC
Raoul UBAC

Bonjour,
Nous vous rappelons que l’exposition L’Histoire d’un oeil - 3ème partie / Un signe de la main est à découvrir tout l’été jusqu’au 15 septembre 2013.
Depuis la mi-juin sont exposées les œuvres inédites (dessins, photographies, peintures, objets et éditions originales) de la collection privée Freddy Denaës. Mais qui est donc ce fameux collectionneur ? Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, Freddy Denaës est éditeur aux Editions de l’œil et également producteur de films (Soulages, le noir et la lumière - Simon Hantaï…). Il collectionne et voyage depuis plus de 30 ans. Il troque, déniche, achète, échange des œuvres éclectiques par-ci par-là dans les ateliers d’artistes, les salons, les ventes aux enchères…
Au cours de ce 3ème volet du cycle d’expositions L’Histoire d’un œil, Freddy Denaës nous fait partager sa passion pour le travail d’artistes qui lui tiennent sincèrement à cœur. On peut citer le couple d’artistes Jean-Luc et Titi Parant avec qui il entretient une amitié de longue date. Il y a aussi Raoul Ubac à qui une salle regroupant gouaches et éditions est entièrement consacrée. Freddy nous confie d’ailleurs à son propos : « livre, image, œuvre, tout m’intéresse ! ».
Une centaine d’œuvres venues de tous horizons est à découvrir à Angle art contemporain. On y trouve par exemple une rare composition de Christian Boltanski immortalisée à la monumentale chambre Polaroïd, deux esquisses de Matisse, des héliogravures témoignant des interventions in-situ d’Ernest Pignon-Ernest… D’autres artistes vous sont peut-être inconnus, mais leurs œuvres n’en sont pourtant pas moins intéressantes. Il y a les visions irréelles du photographe hongkongais Karl Chiu, les vanités contemporaines de Matthias Olmeta, les collages figuratifs de la vie au quotidien du sud-africain Sam Nhlengethwa… Freddy Denaës nous fait voyager à travers les époques et les pays du monde entier.

EXPOSITION DU 19 JUIN AU 15 SEPTEMBRE 2013
José Ramon BAS - BELA - Joseph BEUYS - Christian BOLTANSKI - Michel BUTOR - Alexander CALDER - Eduardo CHILIDA - Karl CHIU - Serge CLÉMENT - Jean-Michel FAUQUET - Robert FILLIOU - Jérémie FISCHER - Gérard FROMANGER - Mario GIACOMELLI - Michel HAAS - Ken KITANO - William KLEIN - Raymond LAVOIE - Jean LE GAC - LUCEBERT - Franck K. LUNDANGI - Henri MATISSE - Jean McEWENN - Jonas MEKAS - Joan MIRO - Isabel MUNOZ - Sam NHLENGETHWA - Matthias OLMETA - Jean-Luc PARANT - Titi PARANT - Ernest PIGNON-ERNEST - Jan SAUDEK - Pierre SOULAGES - Carlos Figueira TCHALE - Joyce TENNESON - Raoul UBAC - Bram VAN VELDE - Luan XIAOJIE - Dominique ZINKPÉ
Angle art contemporain - www.angle-art.fr
Place des arts - 26130 Saint-Paul-Trois-Châteaux

NB. Des liens vers des renseignements sur les artistes de la liste ? Cf liens sur le site de Saint-Apollinaire-de-Rias, domaine "Les Rias", rubrique "Partenariats"  http://www.saint-apollinaire-de-rias.fr/rubrique.php3?id_rubrique=160#a-2649