mardi 27 septembre 2011

"Mémoire puzzle que l'écriture peine à saisir et recomposer en chapitres ordonnés. Et si l'écriture transmedia composite, s'en saisissait, sons, images fixes ou mobiles, liens, mots, textes et hyper-textes à l'appui, peut-être arriverait-elle, à l'immédiateté du sens pressenti jailli du télescopage de ses éléments ? A condition sans doute que la forme ne précède pas le contenu mais serve à son investigation, à condition encore que le recueil de mémoire ne soit pas que prétexte à une démonstration esthétisante."

Sylvette Béraud-Williams

Extrait d'un texte envoyé par Sylvette pour le prochain petit journal imprimé des Rias.
Un  très beau texte à découvrir dans le dit journal de l'automne 2011...

Intéressante, cette  évocation d'un recours à l'écriture transmedia comme type d'écriture pouvant appréhender  le côté "puzzle" du recueil de mémoire.
Actuelle, cette idée d'un sens jaillissant de l'hérérogénéité (et du composite)...
"A condition sans doute que la forme ne précède pas le contenu mais serve à son investigation"
Investigation oui, outil d'investigation, certes. Mais la forme elle-même fait sens (Meschonnic l'a montré)...
La forme   fougeant le sens, comme s'en sert Jean-Pascal  Dubost .
La forme et le rythme fougeant le sens...
La polysémie fougeant/forgeant le sens ?
Coup de bêche dans le terreau de la mémoire ?


"Le 30 mai 2011, écrit Jean-Pascal- le travail au poème et la recherche (trafiquer ; graphiquer ; recopier-coller ; verser le numérique dans la prose) libèrent la langue. Le loup est dans la langue" (1)

Loin de la  "démonstration esthétisante", la voie pointée par Sylvette et que défriche Jean-Pascal...

Comment du recueil de mémoire à l'écriture transmédia se travaillent en ce 27 septembre 2011,  dans le creuset ou le jaillissement d'écritures émergentes,  la pensée, les dits et pratiques du 21ème siècle ?

O.E.

1. Et ce loup qui déjà habite depuis longtemps la langue de Jean-Pascal  -cf le bel hypallage- comment va-t-il se situer par rapport au loup se(a)igneur du Moyen Age ?


Ne pas se précipiter pour répondre; suivre plutôt la voie indiquée par Pierre Ménard, en passant par une rencontre avec Esther Salmona : 
hyphes :http://hyphes.blogspot.com/
puis, au hsard, cliquer sur Marseille ou Vénézuela ou, mieux Hong-Kong,
puis dans la vignette « Play the last recording » 
Lisez, écoutez, naviguez...


samedi 10 septembre 2011

L'écrire "De Site en Ville I", ravaudage ? Dur, dur d'écrire un blog...

Ravaudage ? Ravauderie ? Rapiéçage ? Rapetassage ? Recomposition frayée ?
Ravauderie somme d'élements, reprendre ce qui s'est fait. géomètrie courbe et plastique du textile - du mou qui se déforme -ou qui bouge comme chez Annette Messager ou l'Ida Karskaïa, paroi del Barcelo.
Entre respect de chonologie et recherche d'effets de sens de contigüité du patchwork, rendre au mieux la logique d'une démarche.
Logique ? Un peu floue, ravaudant les filets comme femme de pêcheur d'antan, re-prisant déformations heuristiques et accrocs sérendipitaires ?
Cohérence bourgeonnante comme nez d'Arcimboldo ? Plages d'Agnès ? Immobilité mobile de Plombs de Maury ?

Juste pour dire - et Jean-Pascal nous y aide cette semaine - que passer de la compilation à la mise en système [[tapissé de "processus temporels" dirait Morin]] et réseau, à partir d'un certain seuil, est tâche colossale sinon impossible, sans aide d'Intelligence Artificielle.

Approche asymptotique ? à voir...Si ne se perd en fractales...
Mais à voir, existe-t-il des modèles de construction de blogs  en 3 ou n D, comme plans-type de dissertation ?

Difficile à l'heure où les voitures s'autoréparent...

Comment écrire les boucles quand les macroprocédures logo et autres récursivités conditionnelles sont devenues simplicité perdue ?

Pas facile l'écriture numérique !

lundi 29 août 2011

Lecture d'images ou devinettes

1. Trouver sur le site de Saint-Apollinaire-de-Rias la planche photos qui est à l'origine de la réalisation de cette image.

Questions subsidaires :

- Quelles transformations a-t-elle subies ?

- Y aurait-il une autre image récente obtenue suite à d'autres transformations de la même planche ? 

- Quelle(s) question(s) posent ces transformations ?

2. Que voyez-vous dans cette image ?

- De combien de photos est-elle composée ?

- Vous fait-elle penser à un(e) artiste connu(e) ?

- Quelle's) question(s) pourrait-elle poser ?

- Remarques éventuelles ?


vendredi 26 août 2011

"attrait" écrit Jean-Pascal Dubost

dans son denier message

"Bernard Noël semble obéir (ou répondre ?) à une impulsion qui l’attrait vers l’avant"

Une remarque nous a été faite à ce sujet sur laquelle je voudrais revenir.

Habiter une langue c'est la connaître et l'utiliser en extension mais aussi dans son histoire, ses différentes formes historiques qui, en plus d'une datation, tirent des nuances de sens de leur contexte d'utilisation de l'époque.

La langue de Rabelais !
Le recours occasionnel au moyen français  par Jean-Pascal Dubost, médiéviste,  n'est-elle pas une des dimensions qui font la richesse de son écriture ?

lundi 22 août 2011

Entre Noël et Quignard,

un très grand texte de Jean-Pascal Dubost.

Un texte qui touche juste, à fleurets mouchetés,  et s’applique au peintre, au photographe, à l’auteur de performance, au vidéaste, à l’artiste numérique, à tous ceux qui sont impliqués dans la création...
L’opacité du parcours et de l’appelant.
Ce qu’en a dit le film de Clouzot sur Picasso. Ou l’exception coulures de Miro, repoussant toujours au maximum l’aléatoire de son espace, mais les suscitant pour Puig Antich et ses amis, les derniers jeunes garottés du franquisme, une façon d’aller jusqu’au bout et d’accepter là  d’éventuels accidents - dérisoires au regard du contexte.
« L’aventure humaine que représente cet espace à parcourir est un espace en-dedans... »
Un espace en tension entre  mental et concret,   perçu, sachant.
Perçu et sachant ou la place faite ainsi à un inconscient social et cognitif construit sur ces médiations culturelles chères à Vygotski. Inconscient structuré comme un langage ?
Espace/champ de bataille, attaque.
L’attaque chez Kiefer, l’attaque chez Barcelo. L’attaque chez Nadj. L’attaque chez Camboulive... L’itératif de l’attaque comme traits répétés chez Astor.
"le poète travaille la propension humaine et partagée à l’obéissance rassurante".
Le geste fruit de forces vives... C’est quand il était bien que Van Gogh a fait ses plus grandes œuvres, et Camille Claudel et  Artaud.
L’écoute des langages, leur saisie sous toutes leurs dimensions, leurs apparences, leurs occurrences et aussi dans leur tressage, leur combinatoire, leurs interférences, leurs utilisations programmées... Comme œuvre de Gailhoustet à partir des traces des têtes de condamnés à mort sur les murs des cellules de Frontevault.
Et puis il y a ce rythme, et non élan, vital, ces compulsions cadencées pour comprendre et agir, prêtes à informer ces bois gravés de l’expressionisme allemand, ces flux plastiques de lettres projetées en installation mobile du Quai Branly, au bord d’être prêtes à susciter l’interaction et réagir.
Foin de petite dictée pseudo-divine, mise en résonnance et raisonnement de la dite melusintuition… L’œuvre d’art n’est-elle réjection de tentative de démêler, rabibocher, structurer, stratifier, rendre transparent, articuler, cohérer, tresser, faire parler ? Et souvent elle réussit à créer du sens.
N’est-ce pas pour cela qu’a posteriori on a souvent parlé d’aspect prémonitoire de l’art ?
Ou l’art comme la science, créateur de connaissances à partir de calculs ou de combinatoires ou autres alchimies laborieusement conquises avant découverte effective comme planètes inconnues ou élément Mendéléiev ?

Rythmes fractals, mathématiques de Maldoror ?  

lundi 15 août 2011

Image sur blog


Que bufi el vent
que vingui el mar
que s'aturi el dolor

Vull sostenir amoros
aquel ocell ferit.

Jordi Coca
Cel de nit
(Ed. revue nabuJA)



Une pluie crépitante ce jour d'août 2011 sur l'esplanade du temple des Baraques...