lundi 24 juin 2013

Didier Tallagrand, un projet qui parle - Le calendrier de travail.





Du recueil de mémoire effectué depuis quelques années par Les Rias, à l’appréhension /construction,  médiatisée par  cartes en jeu,   de cartographies d’espaces imaginaires et autres archétypes - entre chien et loup,  territoire et réseau –  par une procédure d’autant plus riche et dense qu’elle est concise, polie, concentrée et standardisée :

1- choix d’un animal, photo, éventuellement  travail de la photo pour en faire un masque (avec toutes les projections qu’il y a derrière le choix et le travail de la photo... Jusqu’aux interprétations de Clottes sur le bestiaire de la grotte Chauvet ? )

2- fabrication des masques - carton plat, noir et blanc, tige bien fixée pour les tenir - à la manière de masques vénitiens  (sans graisse ni feutre... pour faire référence à Beuys)

3- photo de chacun, visage caché par le masque –(  ne pas être vu,  ni voir -sinon par petits trous- ni toucher...)

4- choix d’un paysage, photo chacun sait faire, y’a pas photo... même si...

5- travail d’incrustation de la photo/masque dans celle du paysage à réaliser ou à faire-faire aux habitués de l’EPN ou effectuer par Didier Tallagrand  ou les trois ? Donc on peut déléguer et même critiquer...

Possibilité, si on a raté le départ,  de prendre le train en marche à l’étape 3...

Calendrier :

- samedi 29 juin : 10h-17h,  EPN et grande salle des Baraques - venir avec des photos d’animaux ou improviser une sortie pour aller en faire. Didier Talagrand sera là le vendredi soir. 

Si vous en avez un, venir avec votre  appareil photo numérique – idem, le cas échéant,  pour son ordinateur portable et, éventuellement,  son  logiciel préféré de travail de l’image – gimp, vuvox, photofiltre, Open... (+ son repas tiré du sac).  Pour jeunes de 7 à 107 ans.


- vendredi 5 juillet : 10h-17h,  EPN et grande salle des Baraques - atelier masques, toujours pour jeunes de 7 à 107 ans, toujours repas tiré du sac... Choix et photo des panoramas, confection de nouveaux masques...  Didier Talagrand en fin de matinée. 

- jeudi 11 :  8h45 (ou quand  Fanny arrive et ouvre) - 12h15, marché de Vernoux, table et cabine de prise de vue, rue Simon Viallet,  devant le Tabac d’en haut. Exposition de masques et panoramas réalisés et possibilité, pour de nouveaux venus, de s’insérer dans ce projet. Participation ouverte de 7 à 107 ans - avec Didier Tallagrand, artiste en résidence aux Rias, et par ailleurs, professeur de « Design d’espace » à l’école supérieure d’art de l’agglomération d’Annecy.  Objectif : enrichir le réel du territoire par la confection et l’utilisation massive  d’un jeu des 7 familles un peu particulier (cf projet)  Didier Talagrand arrivera le 10 au soir... Il restera jusqu'au  14 pour échanges, avec les habitants, choix. des panoramas et prise de vues...

- dimanche 14 juillet : traditionnel banquet républicain de Saint-Apo à la salle communale. 

L’enrichir, bien sûr par l’éclairage des « Papillons verts » et l’expo, en EPN, du grand portrait générique de l’Ardéchois d’ici retenu par Sébastien Camboulive, et de la vidéo « l’Ardèche »... 

Mais aussi, de plus,  par l’exposition des masques et panoramas déjà réalisés avec Didier Tallagrand et la possibilité d’en réaliser de nouveaux, de s’essayer au projet ou d’y entrer ou de tout simplement, commenter...   

Ce qui, bien sûr, n’hypothéquera pas l’espace danse... » et a priori, à l'heure où nous mettons en ligne, personne n'a eu l'idée saugrenue d'évoquer un bal masqué...


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Un message d'Arzel Marcinkowski que nous avons eu trop tard pour qu'il puisse être transmis à la réunion du 21. 

"Bonjour Jacqueline,

Désolé  je ne suis pas disponible à cette date. Merci de bien vouloir excuser mon absence auprès de votre équipe et de Didier.

Cordialement

Arzel MARCINKOWSKI  Chargé de mission arts visuels  Direction de la Culture  Service de l'Action Culturelle   Hôtel du Département - Quartier La Chaumette  B.P. 737  07 007 PRIVAS Cedex  tel. : 04 75 66 97 65"

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Pour les panoramas, sept suffiront, mais ils peuvent être choisis par plusieurs personnes...

Ce qui parait important c'est que leur choix ait un sens qu'émotion et récit puissent aussi transmettre... Comme ces îsles en archipels de Glissant célébrant Barcelo :


" Barcelo est pénétré de tragédie géologique, de cette gravité oui, tout autant que de cette déinvolture trop humaine qu'il s'est enseignée à lui-même. L'une vient avec l'autre. 


...
Chaque archipel mène au monde et par quelque voie insue l'archipel est le monde...
...
Le plus fort réalisme est là composite et imprévu, et mouvant comme une éternelle retraite. Ainsi la représentation est-elle à la fois de la forme et de sa prévision, des natures mais aussi de leur devenir.
Elle ne reproduit plus à la lettre  et ne copie pas fixement.
Elle rampe au réel et le lappe, comme un nageur impavide.
Voici ce que Barcelo dit. 
...
Nous lisons tous ces déserts dans ces océans, et la forêt dans les sables, et le fruit dans la forêt. Nous apprenons la juste errance et la relation.
Je crois par ailleurs qu'une des constances des grands artistes catalans est leur commune passion pour le sable, ses grenailles et ses limailles, par où ils s'en remettent  à l'élémentaire du monde, et défient la morne éternité."



                   In "Edouard Glissant, "dans cet archipel le monde" ED. Yvon Lambert 2007


- Pour aller aux Isles, le lieu où il se campait, parlait, lisait, écoutait... il faudrait y aller  tôt le matin, vers 7h, quand la brume s’élève de la Dunière, un jour sans vent, avant que les moutons, s’ils existent encore, ne viennent y boire.  S'assurer  aussi  qu’il n’y ait ni chiens ni chevaux...  Juste girolles,  brume, reflets et silence... à l'exception de grenouilles autorisées par Girerd...


Prendre contact avec Marcel Riou dont l'épouse avait, en bonne part, tapé la thèse de Sabatier.  Bruit des touches...  Un peu tôt peut-être?  Un trou,  un bout du monde à 20mn de Vernoux,  30 de St-Apo.  Un lieu où le travail  effectué a disparu depuis...  Brûlé en 2005  quand l'orage  laisse nu et sans passé...  



De l'enfoui !


Si Didier Tallagrand cherche comme sourcier et fait vibrer les enfouis de chacun et de tout paysage, même s'ils ne sont que 7, il faudra  un an  amont de jouer aux cartes... 
                                                    
Les Isles ?    (  + √3  ( Ré d’enfance et adolescence)    X  insularité de la commune de Stapo (cf représentation du trajet du parcours d’art  avec éléments de son enrichissement ) )    Quelle coïncidence !




            


mercredi 5 juin 2013

Annie Abrahams, une femme qui tient parole

et nous envoie, trois mois après  l'annonce de la performance,  des documents de restitution sous forme de texte, photos et vidéos.

Une mission intéressante de par sa position à la suture entre sciences et arts..

Un thème sensible : "faire confiance à la technique des autres."

Une aventure collective avec l'aide du CNES... D'un niveau "vie courante" à la simulation d'une aventure exceptionnelle qui distancie...



Composition du groupe, situation initiale, déroulement, liens cf le document.envoyé...

Plusieurs vidéos et de belles images  d'un flou polysémique...





Merci à Annie Abrahams pour cet envoi...






lundi 18 mars 2013

D'une promenade flâneuse dans Paris au BAL


en passant par "Filles du Calvaire"...

- Antoine d'Agata,  que nous connaissions d'Arles - restitutions de stages dont  il était "maître",  exposition avec "Les amis de Nan Goldin" qui fut son professeur aux Etats-Unis...

Nous avions lu l'article d'Art Press et connaissions  bien la galerie "Les filles du calvaire" où nous avions découvert Catherine Poncin, il y a des années....

Et ce 1er  jour, hors du vernissage qui motivait le voyage à Paris, l'exposition d'Agata, ou plutôt, les expositions..

1ère visite et coup de foudre à la galerie pour une  oeuvre qui tire son incroyable force et densité d'une abstractisation du  documentaire et de l'émotion escamotés par la force du travail artistique - tout à fait différent du travail de "La Ronde" de Camboulive, mais un processus un peu du même ordre. 


Là, l'irrésistible distanciation qu'introduisent la lenteur d'une courbe qui dure, presque horizontale et  la froideur insolite d'un bleu (qui, non, n'est pas celui de la décomposition... Des froids du nord ?  De Genêt sur les corps des mousses ? Un bleu tout simplement...)


- Le BAL, 1ère salle, immense, presque vide,  une vidéo. De l'écrit, des lignes sur le mur projetées - ce" liquide organique" noirêtre du dit (cri écrit par un poète?)  D'une de ces prostituées dont certaines sont encore enfant. La "mouche dans l'utérus".  Force du texte et manifestes en pile. Le comble de l'aliénation avec la marchandisation du corps/douleur, et en même temps une expérience de l'extrême, d'un au-delà opposé au spectacle et qui serait pourvoyeuse d'une autre forme de connaissance ?
L'au-delà de... Orphée ? Les larmes, et le rimmel qui coule. Murs de photos et immersion d'en cette salle du bas, grouillante de photos et d'écritures photographiques où les corps se font textes, où on descend comme aux enfers. S'être immergé pour pouvoir dire. Beauté paradoxale des images qui hurlent un univers de souffrances mais aussi de quotidienneté vécue/subie sans autre échappatoire que la soumission- et un recul/révolte:abri de soi dans/derrière la soumission?  Corps déchirés, déformés, tortu(r)és.  

C'est l'installation - comme immense boite dans laquelle se trouve le spectateur cerné, interrogé sinon accusé- qui par delà la beauté de chaque image, confère cette dimension artistique exposée, sobre et dense, et lisible en tant que telle,  au rez-de-chaussée et à l'étage de la galerie "les filles du calvaire". 

Là au BAL, une interrogation sur ce monde, à la suture du documentaire, de la morale - en tant que discipline philosophique-  et de l'art, sur le statut de l'artiste - cette ambiguité du regard voyeur/artisan  qui rappelle le suicide du photographe de l'enfant-au-vautour africain...  

Hurler l'indicible en évitant le charme de l'horreur, ou la morale du retravail et re-retravail artistique qui n'est pas affaire de morale mais d'investigation, appréhension, compréhension, interprétation (?) du monde... Et permet, comme dit Semprun, de pouvoir vivre avec... 



Si vous ne l'avez fait, allez  à la Galerie Filles du Calvaire et au BAL... Et puis sans doute en Arles où bientôt un workshop d'Agata...











jeudi 14 mars 2013

Juste annoncer SECOUSSE 9

pour finir le site...
On regarde quand même...
Et au lieu de laisser la lecture à des jours plus tempseux on se prend à lire François Bon sans s'en pourvoir décrocher ni dépêtrer.

Pas parce que de Saint-Michel-en-l'Herm à Loix il n'y a qu'un pertuis, un phare dit  familialement "Du Figuier" de ce côté du pertuis, et une odeur d'anguille en parapluie et que de Luçon à La Rochelle toutes les EN se rassemblent, mais ici en plus on a eu Chopin qui a introduit Isou en Ré...

Mais  là, brutalité de l'arrêt obligé.


"L'autre paradoxe, c'est que nous, l'objet fini, on n'est plus forcé de le projeter dans  l'espace monodique du livre imprimé noir sur blanc : on peut garder des espaces où on  lise à voix haute un truc en faisant une vidéo, où on balance une galerie d'images fixes,  on utilise notre doc avec des liens  c'est ce que j'aime dans l'écriture numérique. Donc  on est amené à pratiquer tout un champ pluriel de disciplines. En même temps, dans ce  champ pluriel de disciplines, on sait très bien où est la nôtre principalement. "

"c'est ce que j'aime dans l'écriture numérique." dixit FB

"c'est ce que j'aime dans l'écriture numérique." dixit FB (bis)

"c'est ce que j'aime dans l'écriture numérique." dixit FB (ter)

comme la kinect quoi, c'est que JE la pilote comme JE veux et qu'en toute sérendipité pour peu que j'ai un peu de temps,  je troque le clavier contre l'APN, image ou vidéo ou son, word contre audacity, l'APN contre le smartphone,  que Je détourne Excel et même la mappemonde et que je t'amalgame tout ça entre envie et hasard avec quelques sons qui  re-déplacent le grincement...

Bruit des mas des voiliers à La Couarde...

Et itoo quand je lis de Pennequin à Ball en passant par Luca...
                                                                                              (Isou c'était des hauts de Saint-Martin)

                                                    n
Ecritures à N dimensions,     N    dimensions....

C'est ce que j'aime dans l'écriture numérique.

Et dans l'écoute de la lecture numérique...

Mieux qu'un simple camion roulant dans la page...


Vous savez que vous pouvez même télécharger Secousse avec ses textes écrits audios i tutti quanti ?



Entre concrétistes vidéographiés sagement dadas et rencontre sur table de dissection  d'une machine à coudre et d'un parapluie à odeur désuète,  rancoeurs toujours vivaces, espaces systémiques accrochés comme jambes de poupées de Bellmer  & tapissés d'autant de processus temporels que je peux et comme je veux...

Bref, à lire et écouter...

Je te salue vieil océan !














samedi 9 mars 2013

Ecritures photographiques

Où les mots sont inutiles hormis pour les indications de couverture

      où  le composite de l'image de couverture devrait remplacer bien des discours
                               ainsi que les enchaînements...
                                             Si ce n'est parfois la symbolique...


   Voir l'album numérique...


Cliquer ici pour lire


  Y voyez-vous des mobilités, des flexibilités, des agilités ?

-> Quelle lecture du numérique ?

  En espérant avoir évité toute redondance inutile...

  Ne pas hésiter à nous l'écrire si ce n'est votre avis....


  Ophelia  Escriu.


lundi 4 mars 2013

Un message très intéressant d'Annie Abrahams


Un projet très intéressant d'Annie Abrahams. Lire le texte avec les liens actifs.                                  


















Aller voir le site du CNES






















Un projet auquel nous aurions volontiers répondu si nous n'étions à Clermont-Ferrand
pour le vernissage de Sébastien Camboulive à Vidéoforme et une table ronde sur Arts et sciences cette semaine là, avec, de plus, le Théâtre aux Baraques le samedi 23...

Partie remise ?

Voir le contenu



















Nous souhaitons à Annie Abrahams un très riche moment de création...
Et la remercions pour cet envoi.

Jacqueline Cimaz